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Pff… y’a encore du boulot…

Bonjour

Un petit billet rapide pour reproduire, avec l’accord de son auteur, le contenu d’un message reçu hier.

« Bonjour Joëlle, 

Le droit à l’image est devenu le nouveau « croque-mitaine ». Une sorte de « bête du Gévaudan » que les gens invoquent à tort et à travers pour justifier les pires âneries réglementaires.

Dernière anecdote vécue aujourd’hui : dans un centre aquatique, j’ai sorti mon petit compact qui était enfermé dans un sac congélation afin de filmer (sous l’eau 🙂 quelques brasses de mon fils (je vous laisse imaginer la qualité hautement artistique du résultat).

La maîtresse-nageuse s’est presque précipitée pour me demander d’arrêter de l’utiliser au nom du droit à l’image… que la loi interdisait les prises de vue (rien que ça).

Je lui ai demandé quelle loi précisément ? Réponse : « ben la loi sur le droit à l’image ». J’ai insisté pour avoir la référence exacte de la loi qu’elle invoquait (après avoir décliné mon état de photographe au courant de la réglementation) : pas de réponse plus précise.

Je lui ai demandé si un des baigneurs autour de moi s’était plein de mon « agression » photographique. Réponse : « ah, non personne ne s’est plaint ».

Je lui ai demandé si le centre aquatique avait déjà été poursuivi par des personnes dont le droit à l’image auraient été piétiné par un client indélicat ? Réponse : « Ah non, on n’a jamais eu de problème. Mais c’est quand même interdit d’utiliser les appareils photo et les caméras dans le centre… au cas où. »
Effectivement, à l’autre bout de la salle, une petite feuille A4 vaguement collé sur un mur comportait le pictogramme d’un appareil photo barré. J’ai suis allé consulter le règlement intérieur et il ne comportait aucune mention de cette interdiction.

De retour dans l’eau, j’ai ressorti mon compact après lui avoir indiqué qu’aucune loi ni règlement ne pourrait m’interdire d’immortaliser un instant de MA vie privée, que j’étais le seul à encourir des poursuites si jamais je publiais cette vidéo et que l’un des « figurants sous-marins » venait à reconnaître ses jambes ou ses fesses.

Sa réponse : « dans ce cas, vous allez avoir des ennuis ».
et moi : « Chiche ! Appelez immédiatement les forces de l’ordre pour qu’ils viennent m’extraire du bassin et me jeter au fond d’une prison. On va bien rigoler »

Si vous me lisez, c’est que je suis sorti libre de la piscine…

                                                   Frédérik Rostand »

Pour ma part, je me demande si je ne devrais pas m’adjoindre, pour la rédaction de ce blog, l’aide de cette maître-nageuse qui semble connaître le droit mieux que le Code civil lui-même…

Il est par contre frappant que ce soit souvent dans des piscines que ce genre d’incidents arrivent (ce n’est pas la première fois qu’on me rapporte quelque chose de ce genre). A tel point d’ailleurs que j’en avais fait mention dans mon article dans le numéro 19 de « Compétence photo », où ma chronique concernait précisément les photos d’enfants.

Faudra-t-il un jour que tout photographe par ailleurs parent se balade avec une copie de l’article 9 du Code civil, et de la dernière jurisprudence en date ?

Enfin…  bon été à tous, et prudence le long des plans d’eau 😉

 

Joëlle Verbrugge

 

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